LTDD
Cie Le Temps de Dire

5, rue Irène Joliot Curie
84000 Avignon
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"SALUBRITÉ PUBLIQUE" cabaret anti-fâcheux du 7 au 24 Juillet 2016 à 20H30 (relâche le 11 et le 18) THÉÂTRE BOURSE DU TRAVAIL CGT - rue Campane AVIGNON

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Les Travailleurs de la Mer
d'après Victor Hugo

Patrick Fournier et Paul Fructus dans les Travailleurs de la Mer

Dire, jouer, chanter cette bataille épique de Gilliat, marin de Guernesey.
Une bataille avec les éléments, l’océan, la tempête, une pieuvre, une bataille avec lui-même.
La bataille d’un homme de « rien », persuadé qu’en sauvant un navire échoué, il gagnera l’amour d’une femme et l’estime d’une population braquée dans les jugements sans appel.
Une lutte perdue d’avance avec la destinée, une lutte, à mort mais lutte furieusement vivante d’un « misérable » qui ne baisse pas les bras.
Gilliat le maudit est bien le double romanesque de Hugo le banni, qui, exilé par Napoléon III, écrit debout sur son rocher de Guernesey « les travailleurs de la mer ». Cette fresque hugolienne est une lettre d’amour adressée à l’humanité, jetée comme une bouteille à la mer.

Paul Fructus dans les Travailleurs de la Mer

« ....Giliat, n’était pas aimé dans la paroisse.
Rien de plus naturel que cette antipathie.
Les motifs abondaient :
La maison qu’il habitait...
D’où vient qu’il vivait en solitaire ?
Il n’allait jamais à la chapelle.
Il sortait souvent la nuit
Il revenait toujours avec du poisson
Il avait un bag Pipe acheté à des soldats écossais de passage à Guernesey
Et dont il jouait dans les rochers à la nuit tombante.
Que voulez-vous qu’un pays devienne avec un homme comme cela ?
Dans les villages, on recueille des indices sur un homme .
On rapproche ces indices.
Le total fait une réputation… »

Vider l’océan à la petite cuillère. Pourquoi pas ? C’est toute la liberté du théâtre. La liberté de tenir entre ses doigts le chaos liquide et minéral de Hugo. La liberté de faire tonner la parole du proscrit, écrivant debout sur son récif de Guernesey. La liberté de donner l’impossible : le ressac de l’espoir et du désespoir. Les rêves qui ballottent Gilliat, le héros du roman mais aussi l’auteur qui a traversé toutes les tempêtes.
Victor Hugo ouvre le chantier des travailleurs de la mer en 1864, après treize années d’exil. C’est un homme de soixante-deux ans qui trempe la plume dans l’encrier de toutes les douleurs : la mort de sa fille, l’emprisonnement de ses fils... Un aller-retour comme un flux et un reflux , entre Hugo et Gilliat, la mise en miroir de deux hommes battus par l’histoire et les embruns de la vie.
La traversée d’un océan de mots, pour ce qu’ils disent, pour leur sonorité, pour que l’auditeur désire ouvrir le livre quand l’acteur se sera tu.